Hellraiser Revival sort le 8 octobre, retiré de Steam en Allemagne et masqué sur YouTube

Hellraiser Revival, collage de papier déchiré : une silhouette au crâne hérissé de clous tient une boîte-puzzle dorée dans une catacombe éclairée de bleu, avec le texte Retiré en Allemagne, le 8 octobre

Article de Kami

À la gamescom 2025, la démo du jeu était accompagnée de sacs à vomi remis aux visiteurs. Un an plus tard, ses bandes-annonces disparaissent de YouTube environ 24 heures après leur mise en ligne.

Clive Barker’s Hellraiser: Revival sort mercredi 8 octobre sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, à 39,99 € sur Steam, avec Doug Bradley de retour dans le rôle de Pinhead. Les tests de Hellraiser Revival ne sont pas encore publiés, mais le jeu a déjà perdu sa place sur la boutique Steam allemande.

Hellraiser Revival retiré de Steam en Allemagne, masqué sur YouTube

Tout part d’une classification qui n’existe plus. Selon Schnittberichte.com, qui rapporte les propos des développeurs dans une interview vidéo de ScreenFire Germany, l’USK (l’organisme allemand qui classe les jeux par âge) avait d’abord accordé une classification. Elle l’a ensuite retirée après l’objection d’un Land (l’un des États fédérés d’Allemagne, non nommé). Une seconde évaluation serait en cours, mais les déclarations des développeurs restent ambiguës.

Article du site allemand Schnittberichte.com au titre « Clive Barker's Hellraiser: Revival soll sich noch in der USK-Prüfung befinden »
Schnittberichte.com, 4 septembre 2026 : le jeu « serait encore en cours d’examen » par l’USK.

Les conséquences sont concrètes. D’après PCGamesN, le jeu a été retiré de la boutique Steam allemande, faute de classification. Sans elle, les plateformes ne peuvent pas ouvrir les précommandes numériques. Les précommandes physiques chez les revendeurs, elles, continuent.

Saber a aussi modifié le jeu pendant le développement pour respecter les standards allemands. La possibilité de sectionner les membres des ennemis morts a été retirée, et ce pour tous les joueurs : il n’existe pas de version censurée propre à l’Allemagne.

Côté promotion, PCGamesN rapporte que les bandes-annonces sont « shadowbanned » (masquées sans être supprimées) sur YouTube, sur plusieurs chaînes, environ 24 heures après leur publication. Certains événements ont par ailleurs refusé de montrer le jeu. Le directeur du jeu, Emil Esov, en tire sa propre lecture : « When you’re trying to showcase the game to the general public, and you get denied in some cases to showcase at some events because it’s too out there; that to me means that it’s too Hellraiser, which means it’s just right. » (Quand on veut montrer le jeu au grand public et qu’on se fait refuser par certains événements parce que c’est trop extrême, pour moi ça veut dire que c’est trop Hellraiser, donc exactement comme il faut.)

Le directeur narratif, Antony de Fault, tient le même registre : « We want to be nobly provocative » (nous voulons être provocants avec noblesse). L’équipe plaisantait même sur l’envie de se faire interdire dans au moins un pays ou sur une plateforme.

Pour la Switch 2, la position de Saber est nette. Dans un article de FRVR, le studio affirme : « Clive Barker’s Hellraiser: Revival will contain the same content across all platforms. The gameplay is meant to push boundaries and will not be censored in any way, including the Nintendo Switch 2 version. » (Le jeu aura le même contenu sur toutes les plateformes. Le gameplay est fait pour repousser les limites et ne sera censuré d’aucune façon, y compris sur Nintendo Switch 2.) Des changements de ressources graphiques sont probables sur la console pour des raisons de performances, mais le contenu reste identique.

Article du site FRVR illustré par Pinhead affiché sur l'écran d'une Switch 2, annonçant une version non censurée
FRVR, Lewis White, 23 septembre 2026 : Saber promet une version Switch 2 sans censure.

Aux États-Unis, l’ESRB a classé le jeu « Mature » sans aucune modification. Pour un éditeur, la réputation sulfureuse d’une licence comme celle-ci fait partie de la promotion, et l’équipe l’assume ouvertement.

Ce que Saber promet : une descente en Enfer à la première personne

Aidan Lynch roule dans un gang de motards. Avec sa petite amie Sunny, il met la main sur une boîte-puzzle surnaturelle, la Genesis Configuration. Il blesse Sunny avec elle, et les Cénobites répondent à l’appel. Pinhead propose d’emmener la jeune femme en Enfer. Aidan la suit pour l’arracher aux Cénobites et à leur culte, la Scarlet Church (l’Église écarlate). Xalavier Nelson Jr. incarne Aidan, Leader Looi joue Sunny.

Silhouette pâle au crâne hérissé de clous, en longue robe de cuir noir, dans un couloir de pierre
Capture officielle (Saber Interactive, page Steam) : Pinhead, de nouveau joué par Doug Bradley.

Doug Bradley reprend le rôle de Pinhead, qu’il tenait dans les films, dès le premier Hellraiser en 1987. Clive Barker, le créateur de la série, a été consulté sur l’histoire dès le début du développement.

Avec Hellraiser Revival, Saber Interactive propose un survival horror d’action à la première personne, sous Unreal Engine 5. On alterne combat et infiltration, avec des armes de mêlée et des armes à feu. La boîte-puzzle accorde des pouvoirs au héros, dont la télékinésie. Récupération de ressources, artisanat et énigmes complètent le tableau.

Une main tient un cube lumineux bleu gravé de motifs, devant une dalle parcourue d'éclairs
Capture officielle (Saber Interactive, page Steam) : la boîte-puzzle Genesis Configuration, source des pouvoirs du héros.

Les seules impressions publiées viennent de la gamescom. Lauren Bergin, de PCGamesN, a joué 30 minutes de Hellraiser Revival : une zone façon donjon BDSM, puis un espace qui boucle dans la maison d’Aidan, où il cherche Sunny. Du tir, de la narration par notes et messages. Elle en fait sa « favorite Gamescom demo » (sa démo préférée de la gamescom) et écrit : « I’ve never had a horror game make me think, and that’s what Hellraiser does » (aucun jeu d’horreur ne m’avait jamais fait réfléchir, et c’est ce que fait Hellraiser).

Le jeu mise peu sur les jump scares (les sursauts provoqués par une apparition soudaine) : un seul a été ajouté tard dans le développement. Antony de Fault, directeur narratif, résume l’intention : « We’re trying to make people uncomfortable » (on cherche à mettre les gens mal à l’aise).

Une démo est disponible sur Steam pour se faire une idée avant mercredi. Prudence avec les premières impressions, cependant : sur Silent Hill Townfall, l’autre gros jeu d’horreur de l’automne, la presse et les joueurs ont fini par diverger.

Ce qu’il faudra vérifier mercredi

Au 5 octobre, aucun test de Hellraiser Revival n’est publié. Plusieurs points restent ouverts :

  • la tenue technique de la version Switch 2, pour laquelle Saber évoque des ressources graphiques ajustées, sans détailler les performances ;
  • la durée de vie, que l’éditeur n’a pas communiquée ;
  • la situation en Allemagne, où la classification de l’USK reste en suspens.

Sur Switch 2, ce sera l’un des jeux les plus extrêmes d’un catalogue d’automne déjà chargé, détaillé dans notre tri des annonces du Nintendo Direct de septembre. Le jeu sort mercredi 8 octobre.