
10 sur 10 chez Shacknews, 7 sur 10 chez Push Square : pour une même sortie, trois points d’écart. Castlevania Belmont’s Curse, le jeu de Konami développé par Evil Empire (le studio derrière les extensions de Dead Cells et The Rogue Prince of Persia), a reçu ses critiques le 13 octobre. La moyenne est haute. Mais deux reproches reviennent d’un test à l’autre, une difficulté mal répartie et un design qui n’ose pas grand-chose, et ce sont eux qui expliquent l’écart.
85 de moyenne et 98 % de recommandations pour Castlevania Belmont’s Curse
OpenCritic affiche une moyenne de 85 sur 100 et 98 % de critiques qui recommandent le jeu, sur 60 critiques au moment de notre capture (la page en comptait 61 à la relecture). Dans la liste visible, TheSixthAxis met 8/10, Push Square 7/10, COGconnected 90/100, PlayStation Universe 10/10, ZTGD 9/10, Gameblog 8/10, Everyeye.it 8,5/10 et TechRaptor 8/10. Hors de cette liste, GamesRadar donne 4 sur 5, ComicBook 4,5 sur 5 et Shacknews 10 sur 10. Les échelles diffèrent, ce qui rend la comparaison approximative.

Un détail de calendrier sépare les sources. OpenCritic indique une sortie le 14 octobre sur PC, alors que TheSixthAxis, RPG Site et Shacknews donnent le 15 octobre, sur PC, Switch, PS5 et Xbox Series. Nous n’avons pas pu trancher : il peut s’agir d’un décalage de fuseau horaire ou d’un accès PC anticipé, rien ne le confirme. La même mécanique vaut pour tous les lancements de la semaine : la note de presse dit ce que les testeurs ont joué avant la sortie, pas ce que les joueurs vivront. Gears of War E-Day affichait 87 chez la presse et 78 % sur Steam, et Star Wars Galactic Racer 88 chez la presse, avec un clavier bloqué sur PC.
Une difficulté que chaque testeur lit autrement
C’est le point où les critiques de Castlevania Belmont’s Curse se contredisent. Chez RPG Site, Junior Miyai juge le début trop dur : « the beginning is too aggressive, too frustrating, and the mid-to-late game is too easy, too frictionless » (le début est trop agressif, trop frustrant, et la suite trop facile, trop fluide). Il décrit une première partie brutale, avec le passage dans Paris où des ennemis corrigent leur visée sur les sauts, puis une seconde moitié où le jeu devient « comically easy » (comiquement facile). Selon lui, une épée de fin de partie, certaines reliques et un sort de tarot rendent le joueur presque intouchable.

TechRaptor (8/10, Robert Scarpinito) va dans le même sens, avec un extrait affiché par OpenCritic qui parle d’une difficulté un peu inconstante, parfois jusqu’à la frustration. La page complète nous a refusé l’accès, nous n’avons donc lu que cet extrait. Les autres testeurs ne vivent pas la même chose. Jason Coles, de TheSixthAxis, écrit : « this is probably the hardest Castlevania game I’ve played, and I’ve played nearly all of them » (c’est probablement le Castlevania le plus difficile auquel j’aie joué, et j’ai joué à presque tous). Chez Shacknews, TJ Denzer trouve le mode normal punitif, mais salue un mode personnalisé qui permet de régler la difficulté dans les deux sens.

Le désaccord le plus net vient de FinalWeapon, qui juge le jeu « just as hard as the series average » (aussi difficile que la moyenne de la série) et écrit que le niveau de défi « shouldn’t be an issue » (ne devrait pas poser problème). Entre le Castlevania le plus dur et une difficulté moyenne, les réglages choisis et la plateforme jouent sans doute, mais les critiques ne le précisent pas toujours. Trois d’entre elles décrivent en tout cas un début qui tape fort.
Un design prudent, selon FinalWeapon
Rafael Martins Malaquim signe pour FinalWeapon le titre le plus parlant du lot : « A Great Game That Plays It a Little Too Safe » (un excellent jeu qui joue la carte de la prudence). Il salue un combat qu’il décrit comme une version plus lente et plus posée de celui de Dead Cells, une direction artistique et une musique bien dans l’esprit de la série, des animations qui annoncent le timing des attaques. Son reproche tient en une phrase : l’exploration et les plateformes offrent « very few surprises for fans of the genre » (très peu de surprises pour les fans du genre). Il voit dans Castlevania Belmont’s Curse une réintroduction plus qu’un vrai retour aux sources, tout en concluant que le jeu est « definitely a return to form » (bel et bien un retour en forme).

Le même critique relève que le système de niveaux risque de banaliser la fin de partie, ce qui rejoint le constat de RPG Site. Et la prudence a une contrepartie que ComicBook met en avant : Matthew Danielson, qui note 4,5 sur 5, parle d’un « perfect entry point for new audiences » (un point d’entrée idéal pour un nouveau public). Un jeu qui ne bouscule pas ses codes est aussi un jeu qu’un débutant peut prendre sans manuel.
Rose, Paris et le château de Dracula
Castlevania Belmont’s Curse met en scène Rose Belmont, fille de Trevor, qui parcourt un Paris envahi de monstres avant d’atteindre le château de Dracula. Shacknews situe l’action en 1499 et précise que Rose porte la malédiction de Dracula dans son bras. Serena Cherry, de GamesRadar, donne 4 sur 5 et résume le changement de décor : la série troque ses ruines de pierre habituelles contre « the burning streets of 15th century Paris » (les rues en flammes du Paris du XVe siècle).

Côté mécanique, ComicBook compte sept types d’armes, des cartes de tarot gagnées contre les boss qui donnent des sorts, trois reliques équipables et un fouet arcanique pour la traversée. Les indices cachés sur la carte, portés par des fantômes, des statues et des notes, séduisent aussi Shacknews. Les réserves de ComicBook visent des salles encombrées d’ennemis et des allers-retours jugés pénibles.
Aucune des critiques citées ici ne déconseille Castlevania Belmont’s Curse. Quatre d’entre elles préviennent que les premières heures dans Paris se méritent.




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