
4,5 sur 5 chez TheGamer, 6 sur 10 chez GameSpot : les deux testeurs ont joué au même jeu, sorti le 13 octobre. Valor Mortis, soulslike à la première personne signé One More Level (le studio de Ghostrunner) et édité par Lyrical Games, se déroule dans une Europe où Napoléon a gagné à Waterloo. La presse lui donne 80 de moyenne. Entre le 9 et le 6, le désaccord ne porte pas sur le combat, que la plupart des testeurs saluent. Il porte sur tout le reste.
Valor Mortis : 80 de moyenne, mais 76 % de recommandations seulement
Le 14 octobre au matin, OpenCritic affiche 80 de moyenne chez les grands critiques et 76 % de critiques qui recommandent le jeu, sur 55 critiques. La liste visible va de 6 sur 10 (GameSpot) à 8,5 sur 10 (DualShockers), avec IGN à 7/10, Eurogamer à 4/5, TheGamer à 4,5/5, TheSixthAxis et Shacknews à 8/10, Hobby Consolas à 78/100. Les échelles diffèrent, la comparaison reste approximative. La même page range Dragon’s Dogma 2 Dark Arisen à 85 depuis le 8 octobre.

Deux jours plus tôt, le 12 octobre à la levée de l’embargo, GamerFuzion relevait une autre pente. Metacritic donnait 77 sur PC (32 critiques, dont 24 positives, 7 mitigées et aucune négative) et 83 sur PS5, mais sur 7 critiques seulement. OpenCritic comptait alors 80 de moyenne, 84 % de recommandations et 33 critiques. Vingt-deux critiques plus tard, la moyenne n’a pas bougé et le taux de recommandation a perdu huit points. Le 83 de la PS5 repose sur un échantillon trop mince pour trancher entre les plateformes.

Le même récapitulatif donne le prix de Valor Mortis, 39,99 $, et une arrivée le jour même dans le Game Pass Ultimate et le PC Game Pass. La fiche Steam affiche 39,99 € pour la version PC. Reste la date. OpenCritic indique « Sep 24, 2026 – PC » (24 septembre 2026, PC) sur sa fiche, alors que Steam et IGN donnent le 13 octobre 2026. Nous n’avons pas trouvé d’explication à ce 24 septembre et retenons le 13 octobre, confirmé par deux sources. Pour les joueurs, le jugement viendra de Steam, comme pour Gears of War E-Day, 87 chez la presse et 78 % sur Steam.
Le combat, seul point sur lequel les deux camps se retrouvent
Chez TheGamer, Steven Garrard écrit que le combat « is still incredibly satisfying once you get into the right rhythm » (reste incroyablement satisfaisant une fois qu’on a trouvé le bon rythme). Khayl Adam, qui met 8/10 sur PS5 Pro pour Push Square, va plus loin : « Combat is the game’s main verb, and you will spend the majority of your time engaging in it » (le combat est le verbe principal du jeu, et vous passerez l’essentiel de votre temps à vous y livrer). Le sous-titre de sa critique résume sa note, « Short in a few places, but a titan where it counts » (court par endroits, mais un titan là où ça compte).

Le camp du 6 ne dit pas autre chose. Alessandro Barbosa, pour GameSpot, loue un « snappy and satisfying combat that rewards deft parries and patience in equal measure » (un combat vif et satisfaisant, qui récompense à parts égales les parades habiles et la patience). Travis Northup, qui met 7/10 à IGN, juge que le jeu est « pretty much exactly as cool as it sounds » (à peu près aussi cool qu’il en a l’air) quand tout fonctionne, avec une épée dans une main et du feu dans l’autre. Sur les environnements, Adam pense qu’ils comptent parmi les plus grandes forces du jeu. Northup salue des niveaux « fairly unique » (plutôt uniques), des champs de bataille jonchés de cadavres de chevaux à un port de navires soulevés dans les airs.
Histoire, bugs, rythme : là où le 9 devient un 6
Le désaccord sur Valor Mortis commence avec les niveaux eux-mêmes. Barbosa trouve les premières heures lentes, avec des champs de bataille presque linéaires qui « blend together in forgettable ways » (se fondent les uns dans les autres, sans rien de mémorable), et dit que le jeu ne trouve son rythme qu’à la moitié, quand des villes en flammes et des catacombes remplacent les villages. Garrard, de son côté, décrit des zones avec « plenty of room to explore » (beaucoup de place pour explorer), même s’il a parfois perdu son chemin faute de repères.
L’histoire creuse l’écart. Pour Northup, Valor Mortis a « a story that’s more vibes than substance » (une histoire qui tient plus de l’ambiance que du fond), et Barbosa la juge « frustratingly straightforward » (d’une simplicité frustrante), un gâchis pour un cadre rarement utilisé dans les jeux d’action. Garrard, lui, salue des mécaniques de soulslike bien liées à un récit « haunting » (hanté).
Reste la technique. Northup, qui a joué sur PC pendant plus de vingt heures, évoque « numerous bugs and crashes that turned an otherwise good time into my own personal Waterloo » (de nombreux bugs et plantages qui ont transformé un bon moment en mon Waterloo personnel). Il note aussi des boss « shockingly few » (étonnamment peu nombreux). Garrard a connu des saccades au début, corrigées selon lui par les mises à jour et les pilotes graphiques. Adam, sur PS5 Pro, ne relève que des textures parfois boueuses et un dernier segment frustrant après 18 heures de jeu, et excuse le premier défaut par le prix réduit. Les copies jouées ne sont pas les mêmes, ce qui cadre avec l’écart entre le 83 de la PS5 et le 77 du PC, sans le prouver sur sept critiques.
Le 6 de GameSpot et le 9 de TheGamer disent la même chose du combat. Ce qui change, c’est le poids donné à l’histoire, au rythme des premières heures et aux plantages.




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