
Mortal Shell II sort le 20 août sur PC, PS5 et Xbox Series. Cold Symmetry y a retiré la barre d’endurance, autrement dit la pièce qui structure le combat du genre depuis Demon’s Souls. Le pari était risqué. Les premiers tests, tombés dès le 17 août avec l’accès anticipé, disent qu’il est tenu.
Le studio ne s’est pas contenté de retoucher sa formule. Huit Shells au lieu de quatre, plus de soixante donjons, un monde d’un seul tenant. Et une note de 85 sur OpenCritic là où le premier épisode plafonnait à 76.
Une sortie le 20 août, une porte déjà ouverte
La date officielle est le jeudi 20 août 2026, sur Steam, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. L’édition standard est à 49,99 €, soit dix euros sous le tarif habituel d’un gros jeu solo.
Ceux qui ont pris l’édition Devout à 59,99 € jouent depuis le 17. Trois jours d’avance, plus huit skins Obsidian pour les Shells. C’est ce décalage qui explique que les tests soient déjà publiés alors que le jeu n’est pas encore sorti pour tout le monde.

Playstack édite, Cold Symmetry développe. Le même duo qu’en 2020, sur un jeu dont le contenu a doublé par rapport au premier épisode.
Retirer la barre d’endurance ne retire pas la contrainte
Voilà le vrai sujet. Dans un souls-like classique, la jauge verte décide de tout. Elle dit combien de coups vous pouvez enchaîner, quand vous avez le droit d’esquiver, et surtout quand vous devez reculer pour respirer. Retirez-la et vous touchez au métronome du genre.
Cold Symmetry a construit autre chose à la place. Le combat tourne autour de la posture adverse, qu’il faut casser pour placer un coup critique. Vous frappez, vous repositionnez, personne ne vous demande d’attendre qu’une barre se remplisse.
La contrainte a simplement changé de forme. Chaque attaque, chaque esquive, chaque compétence garde ses frames de récupération. Vous pouvez relancer un coup dès que votre personnage vous le permet, ce qui n’est pas la même chose que faire ce que vous voulez. Une esquive mal calée vous laisse grand ouvert, exactement comme avant.

Le résultat tient du changement de tempo plus que du changement de difficulté. On reste dans un jeu qui punit, mais qui punit la lecture du combat plutôt que la gestion d’une ressource. Ceux qui trouvaient l’endurance artificielle vont apprécier. Ceux qui y voyaient le cœur du genre auront un temps d’adaptation.
Mortal Shell II double son contenu : huit Shells, soixante donjons
Les Shells sont ces enveloppes de guerriers oubliés que l’on possède pour changer de style de jeu. Le premier épisode en proposait quatre. Celui-ci en compte huit, chacune avec ses capacités propres.
Autour, plus de soixante donjons et un monde ouvert que l’éditeur qualifie de spacieux mais volontairement compact. Toutes les zones se rattachent à un même paysage aérien, ce qui évite la découpe en niveaux séparés. L’exploration est libre, et Playstack insiste sur ce point dans sa communication.
La bêta avait déjà donné un signal. Plus de 600 000 téléchargements, six millions de vues cumulées sur YouTube, Twitch et les formats courts, 93 % d’avis positifs. Pour un studio de cette taille, c’est un socle confortable avant une sortie.
85 sur OpenCritic, neuf points de plus que le premier
Au 17 août, Mortal Shell II affichait 83 sur 100 sur Metacritic après trente tests, et 85 sur 100 sur OpenCritic après trente-cinq, avec 91 % des auteurs qui recommandent le jeu. Le premier Mortal Shell était à 76. Neuf points d’écart entre deux épisodes du même studio, c’est rare.


Dans le détail, Shacknews met 9 sur 10 et parle d’une suite qui corrige chaque défaut du premier jeu. Giant Bomb donne 4,5 sur 5 et décrit un souls-like tourné vers le plaisir, qui préfère la souplesse et la variété à la difficulté brute. Game Lodge monte à 9,5 sur 10, Sirus Gaming à 9, DualShockers et Zoomg à 8,5, IGN Espagne à 8.
Plusieurs tests sortent la même comparaison, celle de Lies of P. Sous-entendu, le meilleur souls-like hors FromSoftware depuis ce jeu. La formule est devenue un lieu commun de la critique, mais elle situe le niveau attendu.
Ce que ça vaut quand on vient de Diablo 4 ou de Path of Exile 2
Nos lecteurs passent surtout leur temps sur des hack’n’slash. La question n’est donc pas de savoir si Mortal Shell II est un bon souls-like, mais ce qu’il propose à quelqu’un qui sort d’une saison de Diablo 4 ou d’une course sur Path of Exile 2.
Le point commun saute aux yeux une fois l’endurance retirée. Dans un ARPG, rien ne vous empêche d’enchaîner vos compétences, seuls les temps de recharge et vos ressources vous freinent. C’est très exactement le modèle vers lequel Cold Symmetry a basculé. Un joueur habitué à Diablo retrouvera un rythme familier, là où le souls-like classique lui semblait souvent bridé.
La différence reste entière sur la lecture du combat. Un ARPG pardonne l’erreur parce qu’on y encaisse, ici une esquive ratée coûte immédiatement. Les huit Shells jouent un peu le rôle des classes, avec un investissement bien plus léger qu’un build complet à monter.
Pour le calendrier, la fenêtre est courte. Le jeu arrive quelques jours avant la gamescom 2026, qui va monopoliser l’attention à partir du 25 août, et une semaine après le State of Play consacré à Phantom Blade Zero. Les amateurs du genre ont par ailleurs Elden Ring sur Switch 2 le 28. Le mois d’août est chargé pour qui aime prendre des coups.




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