Mewgenics débarque sur consoles avec 89 sur OpenCritic

Miniature : une horde de chats mutants aux grands yeux dans une lande grise

Article de Kami

Un million d’exemplaires en une semaine, puis sept mois de silence. Mewgenics, le jeu d’élevage de chats mutants d’Edmund McMillen, arrive enfin sur consoles ce 8 septembre. Il y débarque avec 89 de moyenne sur 55 tests, et une réputation de jeu bien plus exigeant que son habillage potache ne le laisse croire.

Un million de ventes sur PC, sept mois avant les consoles

Mewgenics sort ce 8 septembre 2026 sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X et Series S. La sortie initiale remonte au 10 février 2026, sur PC. Plus d’un million de copies s’étaient écoulées dès la première semaine, et la fiche Steam du jeu affiche aujourd’hui 28 510 avis en anglais, jugés très positifs.

Fiche Steam du jeu affichant sa date de sortie, ses développeurs et ses avis joueurs
La fiche Steam le 8 septembre 2026 : auto-édition par Edmund McMillen et Tyler Glaiel, 28 510 avis en anglais.

Sur consoles, l’éditeur est Nicalis. Sur PC, la fiche Steam donne Edmund McMillen et Tyler Glaiel à la fois comme développeurs et comme éditeurs. Le jeu est donc auto-édité sur sa plateforme d’origine, et confié à un tiers pour le portage. Ni McMillen ni Nicalis n’ont expliqué publiquement le délai de sept mois entre les deux sorties.

Le principe tient en une phrase : construire une armée de chats par élevage tactique, puis les envoyer au combat au tour par tour. On y pioche des capacités, on collecte des objets, et surtout on manipule la génétique sur plusieurs générations. C’est ce dernier point qui sépare le jeu d’un roguelike classique : ce que vous transmettez d’une portée à l’autre compte autant que ce que vous trouvez pendant la partie.

Les étiquettes les plus posées par les joueurs sur Steam résument bien l’objet : tactique au tour par tour, roguelite, chats, humour noir, RPG. Le prix affiché est de 28,99 euros, avec un lot incluant la bande originale à 34,86 euros. Le jeu est solo uniquement, avec sauvegarde Steam Cloud, partage familial, huit fonctionnalités d’accessibilité et prise en charge complète des manettes Xbox et PlayStation.

Edmund McMillen reste surtout connu pour The Binding of Isaac et Super Meat Boy. Tyler Glaiel a co-développé celui-ci à ses côtés.

Ce que la presse a mesuré, et ce que Mewgenics demande

Sur OpenCritic, 55 tests donnent une moyenne de 89 sur 100 au 8 septembre 2026. Le jeu porte le badge « Mighty » (puissant), 95 % des critiques le recommandent, et il figure dans le top 2 % des jeux évalués par le site. Sur le tableau des mieux notés de 2026, il partage sa place avec six autres titres à 89.

MédiaJournalisteNote
ShacknewsDonovan Erskine10/10
PC GamerRobin Valentine92/100
IGNDan Stapleton9/10
GameSpotnon crédité9/10
Destructoidnon crédité9/10
GamesRadar+Ali Jones4,5/5
Game InformerCharles Harte8/10
Metro GameCentralnon crédité8/10
Huit tests presse listés avec leurs notes, et le tableau des jeux les mieux notés de 2026
OpenCritic le 8 septembre 2026 : 55 tests recensés, et un tableau 2026 où le jeu figure à égalité à 89.

Robin Valentine, chez PC Gamer, écrit : « A sprawling, ridiculous, and endlessly surprising roguelike that will drag you body and soul into its chaotic world » (un roguelike tentaculaire, absurde et sans cesse surprenant, qui vous entraîne corps et âme dans son chaos). Dan Stapleton, pour IGN, annonce la durée : « Mewgenics is a fantastic tactical RPG that’s good for more than a hundred hours of roguelike runs » (un RPG tactique formidable, bon pour plus de cent heures de parties).

Le plus parlant vient des notes les plus basses, qui restent hautes. Metro GameCentral décrit un jeu de stratégie complexe et gratifiant, caché derrière un masque d’humour bizarre, de visuels laids et d’une bonne dose de hasard. Charles Harte, pour Game Informer, va dans le même sens : « Despite Mewgenics’ best attempts to kill my appetite, dozens and dozens of hours in, I’m still hungry for another run » (malgré les efforts du jeu pour me couper l’appétit, après des dizaines et des dizaines d’heures, j’ai toujours faim d’une partie de plus).

Huit tests détaillés, une note plancher à 8 sur 10, et deux médias qui commencent par dire du mal de la présentation avant de mettre 8. C’est le portrait d’un jeu qui se mérite, et qui assume de repousser une partie de son public. Ce grand écart entre le ressenti et la note rappelle le premier 10/10 d’Onimusha Way of the Sword, autre titre exigeant salué malgré sa dureté.

Fiche PlayStation 5 du jeu sur Push Square, éditeur Nicalis, développeur Edmund McMillen
Push Square : sur PS5, c’est Nicalis qui édite, là où la version PC est auto-éditée.

Une réserve, et elle compte : ces 55 tests portent tous sur la version PC. Push Square, qui tient la fiche PlayStation 5, n’affiche aucune note à ce jour. Rien ne dit encore comment le portage se comporte sur chaque machine, et le jeu sort le même jour que cinq autres titres sur PS5, une semaine avant Marvel’s Wolverine, attendu le 15 septembre.