
Musashi traverse les ruelles embrumées de Kyoto, gantelet Oni au poing, et referme vingt ans de silence. Onimusha: Way of the Sword sort le 4 septembre 2026, après-demain, sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2. Capcom a avancé la date de trois semaines, la sortie était initialement fixée au 25 septembre. Depuis Onimusha Dawn of Dreams en 2006, la licence n’était plus sortie une seule fois.
Les tests sont tombés depuis le 31 août 2026, et le verdict penche nettement du bon côté. Sur OpenCritic, le jeu affiche une moyenne de 86 sur 99 tests recensés au 2 septembre, avec 95 % de recommandations et le badge « Mighty » (« puissant », la catégorie la plus élevée du site). Sur Metacritic, la fourchette va de 82 à 89 selon la plateforme, avec une moyenne PS5 de 85 sur 82 tests selon le site coréen Inven Global.
Chez IGN, le journaliste Will Borger lui attribue un 10 sur 10, une première dans l’histoire de la série. Ce score s’inscrit dans une année faste pour Capcom, mais il masque une ligne de fracture nette entre les tests, centrée sur la durée de la campagne et sur le choix d’un monde semi-ouvert, des zones semi-ouvertes truffées de quêtes annexes, à la place des espaces resserrés et interconnectés des anciens épisodes.
Un premier 10/10 pour Way of the Sword chez IGN
Will Borger signe le test pour IGN et attribue la note maximale à Way of the Sword, une première pour la série depuis sa création. Il précise avoir terminé la campagne, longue d’environ 25 heures, sans les aides de jeu, les options qui facilitent le combat comme l’assistance à la parade. Il salue en particulier le système Issen, la contre-attaque déclenchée au moment exact où l’ennemi frappe et qui punit sévèrement une esquive ratée. Il loue aussi l’écriture de Musashi et ses relations avec les personnages Shizuka, Takamura et Okuni.

Pour Way of the Sword, Capcom a modelé Musashi sur l’acteur Toshiro Mifune, référence absolue du cinéma de samouraï. Le studio n’en est pas à sa seule prise de position du mois, puisque le créateur de Resident Evil 2 propose un mode pour ceux qui n’aiment pas l’horreur.
Kyoto, la Malice et le retour du gantelet Oni
L’action se déroule à Kyoto, à l’ère Edo, la période historique du Japon entre 1603 et 1868, marquée par la paix imposée par les shoguns. La ville est envahie par la Malice, une brume maléfique, et peuplée de Genma, les démons emblématiques de la série. Musashi porte le gantelet Oni, l’arme signature de la licence depuis le premier épisode en 2001, capable d’absorber l’âme des ennemis vaincus.
Le jeu propose des zones semi-ouvertes truffées de quêtes annexes, avec deux arbres de compétences séparés, un pour les armes Oni et un pour les capacités du héros. Capcom propose aussi une démo dont la sauvegarde débloque un bonus dans le jeu complet, et un bonus dit « early adopter » (« premier arrivé », réservé aux joueurs qui achètent tôt) reste disponible jusqu’au 25 septembre 2026.
Ce calendrier chargé n’est pas propre à Capcom. Le mois de septembre 2026 accueille aussi Silent Hill: Townfall, attendu le 24, soit vingt jours après la sortie de Way of the Sword.
Le combat fait l’unanimité, la durée divise
Les tests convergent sur un point, le système de combat. Pour Inven Global, le journaliste sud-coréen Donghwi « Kobee » Kim écrit le 31 août 2026 que le combat à la parade est « polished » (« poli », un terme qui désigne une réalisation soignée, sans aspérité), et salue la variété des armes Oni ainsi que la reconstitution de Kyoto. Il reproche en revanche des mini-boss répétitifs et un pic de difficulté qu’il juge « artificiel » en milieu et en fin de partie.

Le désaccord se creuse sur la structure du jeu. Kotaku, sous la plume de Jackson Tyler, titre son test « Capcom buries something special beneath a lot of compromises » (« Capcom enterre quelque chose de spécial sous de nombreux compromis ») et estime que le studio a « removed too much of the series’ identity » (« retiré trop de l’identité de la série ») en remplaçant les espaces interconnectés historiques par un monde semi-ouvert chargé de quêtes annexes et de collectibles, des objets à ramasser souvent cosmétiques ou anecdotiques. Il conclut à « a game at war with itself » (« un jeu en guerre contre lui-même »).
Polygon condense la tension en une formule frappante, « an excellent 12-hour action game stretched into a 25-hour slog » (un excellent jeu d’action de 12 heures étiré en 25 heures laborieuses). VGC va dans le même sens avec un titre en forme d’avertissement, « A series reborn with great fights, but too many wrong modern lessons » (une série qui renaît avec de grands combats, mais trop de mauvaises leçons modernes). Les écarts de notes en témoignent, du 100/100 de Hey Poor Player au 3,5/5 de GamesRadar+.
La méthode Capcom, quatre succès en un an
2026 est une année faste pour Capcom sur Metacritic. Resident Evil Requiem culmine à 89, à égalité avec Pokémon Pokopia pour la meilleure note de l’année, avec une note utilisateurs de 9,4. Monster Hunter Stories 3 atteint 86, Pragmata également 86. Pour GamesRadar+, le journaliste Austin Wood écrivait le 31 août 2026 que Onimusha devenait le quatrième hit de l’année du studio, ses premières notes dépassant même celles de Pragmata.

Cette accumulation de scores élevés interroge un secteur qui multiplie les fermetures de studios et les vagues de licenciements ces dernières années. Way of the Sword n’efface pas ces difficultés, mais il confirme la solidité d’un studio qui a fait de la remise en état de ses licences dormantes une stratégie assumée depuis Resident Evil 2 en 2019. D’autres éditeurs affrontent des dispersions de notes comparables, notre bilan des tests de la Tarnished Edition d’Elden Ring avait déjà montré combien un même jeu peut diviser la critique sur des points précis, sans jamais faire dérailler son accueil global.
Musashi, lui, attend son verdict final entre les mains des joueurs, dès vendredi.




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