
Le 27 août, Asobo Studio livre le troisième volet de A Plague Tale. Sophia y porte une épée courte et une dague, l’aventure se déroule en Crète sous un soleil de plomb, et les nuées de rats qui faisaient la signature de la série ont disparu. Trois ruptures d’un coup, pour un studio bordelais qui s’était fait un nom sur exactement l’inverse.
Les journalistes ont pu jouer en juin. Leurs comptes rendus sont les meilleurs qu’ait reçus la série, et ils mettent en avant un élément dont Asobo avait à peine parlé.
Quinze ans avant Requiem, à mille lieues de la France
L’action se situe en 1333, une quinzaine d’années avant les événements d’A Plague Tale: Requiem. Les joueurs du deuxième Plague Tale connaissent déjà Sophia : c’est la contrebandière qui accompagne Amicia sur l’île de La Cuna. Resonance raconte d’où elle vient.
Un pillage tourne mal. Sa propre bande se retourne contre elle, et Sophia fuit vers une île au large de la Crète : celle que la légende appelle l’île du Minotaure. Le décor emprunte à la civilisation minoenne : le palais de Knossos, des ruines blanchies par le sel, un labyrinthe, et des citernes glacées sous la roche.
Le contraste avec les deux premiers jeux saute aux yeux dès les premières images. Là où Innocence et Requiem peignaient une France grise, boueuse, écrasée par la guerre de Cent Ans, Resonance ouvre sur une mer turquoise et des colonnes peintes.

L’épée remplace la fuite
Voilà le changement qui a fait le plus de bruit. Amicia se cachait, détournait l’attention, allumait des braseros pour repousser les rats et courait. Sophia se bat.
Elle tient une épée dans une main, une dague dans l’autre. L’épée bloque et pare, la dague achève. Trois parades enchaînées remplissent une jauge de déséquilibre sous la barre de vie de l’adversaire ; une fois pleine, il s’ouvre. Sept épées sont à débloquer au fil de l’aventure, chacune avec son bonus, et aucune n’est obligatoire.
La référence assumée par les développeurs est Ghost of Tsushima. Les journalistes présents en juin décrivent un système lisible et satisfaisant sur la parade. Peu d’armes, peu de compétences, aucun arbre de progression touffu.
Simple, et c’est voulu
Asobo n’a jamais fait de jeu d’action. Plutôt que d’empiler les mécaniques, le studio a resserré : une posture, deux armes, une jauge. La difficulté vient du nombre d’adversaires et de leur placement, pas d’une liste de coups à mémoriser.


Les énigmes ont volé la vedette
Asobo a communiqué sur l’épée. Les journalistes, eux, sont rentrés en parlant des énigmes. Wccftech l’a mis dans son titre : le combat a changé, « mais les énigmes sont le vrai point fort ». IGN a écrit que Resonance est « de loin le A Plague Tale le plus agréable à jouer », et décrit un troisième épisode qui réinvente sa formule au lieu de la retoucher.
Ces énigmes portent le nom du jeu. Sophia manipule des objets qui émettent lumière et son, et il faut faire entrer ces ondes en résonance avec des bornes gravées pour ouvrir les portes minoennes. La lumière servait déjà dans les deux premiers jeux, mais pour repousser les rats. Elle devient ici un outil de réflexion.

Un Plague Tale sans rats
Les rats manquent à l’appel. Asobo l’a laissé entendre sans jamais l’annoncer. L’explication tient à la géographie autant qu’au calendrier : les rats d’Innocence et de Requiem sont l’incarnation de la peste noire qui ravage la France à partir de 1348. Un récit qui se déroule en 1333 sur une île grecque n’a aucune raison de les convoquer.
La malédiction que rencontre Sophia est d’une autre nature. Elle vient d’une résonance minoenne, une fréquence de lumière et de son qui aurait provoqué la chute de l’île bien avant sa naissance. Le mot « Plague » du titre désigne donc un fléau qui n’a plus de fourrure.
Reste une question que les tests trancheront après la sortie : la Macula, cette maladie qui rongeait Hugo et le liait aux rats, refera-t-elle surface. Le studio est resté évasif.

Le prix, les plateformes, et une réserve sur le Game Pass
Resonance sort le 27 août sur PS5, Xbox Series et PC, au prix de 49,99 €. C’est une aventure solo, doublée en français, éditée par Focus Entertainment comme les deux épisodes précédents.
Le jeu arrive dans le Game Pass dès le premier jour, avec une nuance qui a son importance : seuls les abonnés Ultimate et PC Game Pass y ont droit. Les formules Essential et Premium en sont exclues au lancement.
Côté PC, la fiche technique demande un SSD, 16 Go de mémoire vive et 75 Go d’espace libre. Une GTX 1060 ou une RX 5500 XT suffisent pour viser 30 images par seconde ; la configuration recommandée monte à une RTX 3060 Ti ou une RX 6700 XT.

La date tombe deux jours après l’Opening Night Live de la gamescom, où The Witcher 3 : Songs of the Past doit se montrer. Un mois plus tard, Silent Hill: Townfall ouvrira la vraie rentrée. Asobo a choisi de passer avant la bousculade.




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